Franchement, peut-on déchirer la Constitution et être réhabilité quatre mois plus tard ?
Le maire de Tshikapa réhabilité après avoir publiquement détruit le texte fondamental. Chronique sans complaisance sur l’exemplarité de l’État.
Le geste avait choqué la République : un maire en fonction, déchirant ostensiblement les pages de la Constitution lors d’un meeting public.
Quatre mois de suspension administrative plus tard, l’autorité est rétablie dans son fauteuil. Quel signal envoie-t-on aux citoyens lorsqu’un représentant de la loi bafoue le symbole suprême de l’État sans sanction pénale ?
« Quand l’autorité détruit la loi pour plaire à sa hiérarchie, elle détruit l’autorité elle-même. »
POLELE · Chronique Franchement
Notre avis
L’impunité symbolique des cadres politiques mine l’adhésion populaire à l’État de droit.
Sources consultées (1)
- POLELE, Enquête et recoupements de la rédaction, 6 novembre